PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a demandé que le groupe Lagardère et Noël Forgeard remboursent à Airbus les plus-values réalisées sur des cessions de titres EADS et l'exercice de stock-options avant la chute du titre au printemps 2006. Dans un communiqué, la candidate socialiste à l'élection présidentielle demande également à Noël Forgeard de rendre ses "indemnités de départ exorbitantes".
L'ancien co-président exécutif du groupe d'aéronautique, de défense et d'espace a touché plus de 6 millions d'euros à son départ de la société en juillet 2006, auxquels il faut ajouter une prime de "non concurrence" de 2,5 millions.
Lagardère, qui possède aujourd'hui 7,5% du groupe EADS, a vendu 7,5% du capital en avril 2006, tandis que Noël Forgeard a exercé des stock-options en mars de la même année, empochant une plus-value de 2,5 millions d'euros.
Ils ont chacun assuré qu'ils n'étaient pas à l'époque au courant des retards de l'A380 qui ont fait dévisser le titre EADS.
L'Autorité des marchés financiers (AMF), comme son homologue allemande, a ouvert une enquête, toujours en cours, sur d'éventuels délits d'initiés chez EADS.


